Les amateurs de jeux de plateau le
savent bien : la création allemande, c’est redoutablement efficace et sans
chichis inutiles. Rammstein représente à merveille ce principe teuton, et le
riff qui tue est une arme majeure de l’arsenal de ces maîtres en musique
sidérurgique. Très difficile de faire un choix parmi leurs chefs d’œuvre si
« catchy » et tellement bien trouvés, parmi lesquels Sonne, Du Hast, Asche
zu asche, Feuer Frei, Links 234, et le titre qui aurait « dû »
remporter la palme, Sehnsucht. Mais j’ai une tendresse toute particulière pour
Weisses fleisch, morceau mois connu. Un petit gimmick électro s’esquisse au
début, puis accélère, puis explose lorsque vient soudain le doubler une guitare
aussi agressive que frénétique. Un riff qui rend délicieusement dingue.